Cinquante nuances plus sombres d'E.L James

"Anasatasia Steele. Je t'aime. Je veux t'aimer, te chérir, te protéger pour le restant de mes jours. Sois mienne. Pour toujours. Partage ta vie avec moi. Épouse-moi."

 

"— Qu’y a-t-il ? souffle-t-il.
Je secoue la tête.
— Je ne suis pas pour toi.
— Quoi ? fait-il, les yeux agrandis par l’inquiétude. Pourquoi dis-tu cela ? Comment peux-tu penser une telle chose ?
— Je ne peux être ce dont tu as besoin.
— Tu es tout ce dont j’ai besoin.
— Le simple fait de te voir avec elle…
Mais je ne parviens pas à finir ma phrase.
— Pourquoi tu me fais ça ? Ça n’a rien à voir avec toi, Ana. C’est elle.
Il inspire brusquement en passant encore une fois la main dans ses cheveux.
— Elle est très malade.
— Mais je l’ai senti… ce que vous aviez en commun.
— Quoi ? Non. 
Il tend la main vers moi et je recule instinctivement. Il laisse retomber sa main en clignant des yeux. Il semble être en pleine crise de panique.
— Tu fuis ? chuchote-t-il, les yeux agrandis par la peur.
Je me tais et m’efforce de rassembler mes pensées éparpillées.
— Tu ne peux pas, m’implore-t-il.
— Christian… je… je…
Je lutte pour me ressaisir. Qu’est-ce que j’essaie de lui dire ? J’ai besoin de temps. De temps pour réfléchir à tout ça. Donne-moi du temps.
— Non. Non !
— Je…
Il jette des regards fous autour de lui. En quête d’inspiration ? Il espère une intervention divine ? Je n’en sais rien.
— Tu ne peux pas partir. Ana, je t’aime !
— Je t’aime aussi, Christian, c’est juste que…
— Non… non ! répète-t-il, désespéré, en portant les deux mains à sa tête.
— Christian…
— Non, souffle-t-il, les pupilles dilatées par la panique.
Et soudain il se laisse tomber à genoux devant moi, la tête baissée, les mains étalées sur ses cuisses. Il inspire profondément et ne bouge plus.
Quoi ?
— Christian, que fais-tu ?
Il garde les yeux baissés, il ne me regarde pas.
— Christian, qu’est-ce que tu fais ? dis-je d’une voix suraiguë.
Il ne bronche pas.
— Christian, regarde-moi !
C’est à mon tour de paniquer.
Il relève la tête sans hésiter et, avec un air totalement passif, me contemple de son regard froid et gris – il est presque serein… Il attend.
Bordel de merde… Christian. Le soumis."

 

"— J’ai envie de te toucher, moi aussi. Plus que tu ne peux l’imaginer. Te voir comme ça… si blessé et effrayé, Christian… cela me fait tellement de peine. Je t’aime tant.
Il fait courir son pouce sur ma lèvre inférieure. 
- Je sais. Je sais, chuchote-t-il.
— C’est très facile de t’aimer. Tu ne le vois donc pas ?
— Non, bébé, je ne le vois pas.
— Pourtant c’est vrai. Et je t’aime et ta famille aussi t’aime. Comme Elena et Leila. Elles ont peut-être une étrange manière de le montrer, mais elles t’aiment. Tu le mérites.
— Arrête.
Il pose ses doigts sur mes lèvres et secoue la tête avec une expression déchirante.
— Je ne peux pas l’entendre. Je ne suis rien, Anastasia. Je ne suis qu’une enveloppe d’homme. Je n’ai pas de cœur.
— Mais si, tu en as un. Et je le veux, je le veux tout entier. Tu es un homme bon, Christian, un homme vraiment bon. Ne doute jamais de ça. Regarde ce que tu as fait… ce que tu as accompli.
Je sanglote toujours.
— Regarde ce que tu as fait pour moi… ce à quoi tu as renoncé. Je sais. Je sais ce que tu éprouves pour moi.
Il baisse sur moi ses yeux écarquillés et paniqués. On n’entend plus que le flot régulier de l’eau qui se répand sur nous.
— Tu m’aimes.
Ses yeux s’élargissent davantage et il entrouvre la bouche pour prendre une profonde inspiration, comme s’il avait le souffle coupé. Il paraît torturé. Vulnérable.
— Oui, murmure-t-il. Je t’aime."

 

"Malgré les larmes qui ruissellent sur mon visage, je peux voir tout ça. La pièce baigne d'un amour inconditionnel. Il ne peut plus le nier ; c'est juste qu'il ne l'acceptait pas jusqu'à présent, et même maintenant, il est complètement déboussolé. Écoute, Christian, toutes ces personnes t'aiment ! Peut-être que maintenant tu vas commencer à le croire.
Kate se tient derrière moi - elle a dû quitter la salle de télévision- et me caresse doucement les cheveux.
- Il est là, Ana, murmure-t-elle d'une voix réconfortante.
- Je vais dire bonjour à ma petite-amie, maintenant, dit Christian à ses parents.
Tous deux hochent la tête, souriant puis s'écartent.
Il se dirige vers moi, avec une expression à la fois perplexe et épuisée. Quelque part au fond de moi, je trouve la force de me mettre debout et chancelle avant de me précipiter dans les bras qu'il m'ouvre.
- Christian !
Je sanglote.
- Chut, fait-il en m'enlaçant.
Le visage enfoui dans mes cheveux, il inspire profondément. Je lève mon visage maculé de larmes vers lui et il m'embrasse bien trop brièvement.
- Salut, toi, murmure-t-il.
- Salut.
La boule dans ma gorge me brûle.
- Je t'ai manqué ?
- Un peu.
Il sourit.
- Je vois ça.
Et d'une caresse douce, il essuie les larmes qui ne cessent de couler sur mes joues.
- J'ai cru... j'ai cru...
J'étouffe presque.
- Je vois ça. Chut... Je suis là. Je suis là..., chuchote-t-il en m'embrassant de nouveau chastement.
- Est-ce que tu vas bien ?
Je me libère de son étreinte pour toucher son torse, ses bras, sa taille - oh, le contact de cet homme chaud, sensuel et plein de vie sous mes doigts - , et m'assurer qu'il est bien là, devant moi. Il est de retour. Il tressaille à peine. Il me dévisage juste intensément.
- Je vais bien. Je ne vais nulle part."

 

" Il m'adresse un sourire dévastateur, en coin, un truc à vous embraser la culotte. Oh, il est tellement attirant. Ma déesse intérieure m'adresse une moue provocatrice. "

 

 

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